Si les bonnes initiatives peuvent se répandre comme une traînée de poudre, les ondes négatives sont aussi particulièrement contagieuses… Notre ambition de changer nos habitudes, notre énergie communicative et toute notre bonne volonté peuvent alors s’envoler en quelques minutes face à ce que l’on appellera « un casseur de morale ». Car oui, il faut bien faire la différence entre celui qui challenge nos idées et l’éternel fataliste qui voit la vie en noir et mettra tout en œuvre pour nous transmettre son virus démoralisateur.

Voilà pourquoi nous avons souhaité partager notre antidote super ultra méga efficace, qui pulvérise en un rien de temps les propos du genre…

« Mouaif… t’es mignonne ma cocotte, mais c’est pas avec ça que tu vas changer le monde ! »

Etape numéro 1 : Identifions pourquoi les « casseurs de morale » sont des « casseurs de moral »

Car soyons clair, il n’y a pas grand intérêt à plomber le moral de quelqu’un qui souhaite s’inscrire dans une dynamique positive et se fixer des objectifs qui ne font de mal à personne, bien au contraire. Tout comme des parents ne répondraient pas à leur enfant de 3 ans qui leur annonce tout fièrement que plus tard, il sera astronaute  :

« Laisse tomber gamin, avant de vouloir aller faire le clown sur la lune, apprends déjà à faire plus de deux pas sur terre sans t’vautrer. En plus dans l’espace, tu bois ton pipi et tu fais caca dans des sacs en plastiques… »

Le changement demande des efforts. Et c’est une force que de vouloir changer nos habitudes. Alors forcément, cette proactivité peut parfois agir comme un miroir vis-à-vis de ceux qui n’ont ni le courage, ni la motivation, ni tout simplement l’envie de changer, en les mettant face à leur inaptitude à se remettre en question, et quelque part, face à leur faiblesse. Et soyons honnêtes, avoir cette impression n’est jamais très agréable…

Du coup, plutôt que de déployer des efforts pour rejoindre les rangs de ceux qui souhaitent à leur échelle, agir en faveur d’un monde meilleur, les « casseurs de morale » utiliseront peut-être encore plus d’énergie à nous prouver par tous les moyens que quoi que nous fassions, nos efforts seront vains. Et cela dans quel but ? Celui de légitimiser leur inaction. Ainsi, ils chercheront coûte que coûte à nous recruter dans leurs rangs car c’est bien connu, c’est souvent le nombre qui normalise et justifie une action, ou dans ce cas, une inaction.

Etape numéro 2 : Pensons « micro », et le monde redeviendra beau !

Le secret, c’est de penser à l’échelle « micro », et pas à l’échelle « macro ». Et croyons-le, ça change réellement la vie et notre vision des choses. Lorsque l’on réfléchit d’un point de vue macro, le défi nous semble tout simplement impossible à relever. On se sent alors impuissant face à la fonte de la banquise et à la déforestation massive. Ouais… sauf qu’avant de se voir brandir le drapeau au sommet du Mont Blanc, il faut bien commencer par grimper le premier mètre de dénivelé. 

Gardons toujours en tête que si une goutte d’eau dans l’océan paraît insignifiante, l’océan lui-même est formé par ces mêmes gouttes d’eau. Si toutes les actions humaines combinées ont eu un tel impact sur cette belle planète, allant même jusqu’à mettre notre propre existence en péril, alors imaginons les miracles que ce même nombre de petites actions positives pourrait engendrer. Et ce qui est sûr, c’est qu’on y arrivera davantage avec un état d’esprit du style « chacun peut agir à son échelle en faisant un petit effort » plutôt que « ça sert à rien de toute façon on est foutu ». 

Quand nous nous sentons submergé.e.s par cette vision alarmiste qui nous incite à trouver refuge dans notre bulle d’inaction et à rapidement remettre cette bonne vieille paire d’œillères qui nous permet d’oublier un instant notre impuissance face à ce cauchemar gigantesque, et bien tout simplement :

  “Pensons à petite échelle” 

Les deux trois sacs en plastique que nous aurons ramassés au cours d’une ballade ne sauveront peut-être pas l’intégralité de la biodiversité marine, mais peut être la vie d’un être vivant qui l’aurait sinon ingurgité. Et ça, c’est déjà merveilleux. On a tou.te.s en tête une photo partagée sur facebook où un pauvre animal meurt asphyxié, la tête coincée dans une boite de conserve. Un triste sort qui aurait pu facilement être évité si quelqu’un n’avait pas, en croisant l’emballage, passé son chemin avec indifférence. Et c’est valable pour chacune de nos petites actions dans chaque domaine. Elles ont toutes un impact, à un certain niveau. 

A l’image du colibri dont nous parle Pierre Rabhi, qui cherche à éteindre goutte par goutte l’incendie de la forêt, le voilà qui répond face au jugement réprobateur du tatou : “Je sais que je ne pourrai pas éteindre le feu à moi tout seul, mais je fais ma part”.

Penser « micro » nous permet de nous fixer des objectifs qui, à notre échelle, sont tout à fait réalisables. Et chaque objectif atteint, dans quelque domaine que ce soit, nous procure une sensation de satisfaction, de fierté, et l’envie de continuer. Face à cet impact qui nous apparaît comme significatif, nous restons alors positifs, motivés, nous nous sentons utiles et avons l’extraordinaire envie d’entraîner les autres avec nous dans ce magnifique cercle vertueux. 

Et si tout le monde pense et agit à cette échelle micro, l’impact se fera ressentir à l’échelle macro.

Car chaque petit geste est une véritable pépite ! 

 

PS : Si jamais tu t’es identifié.e à ce groupe de « casseur de morale », sache qu’il n’est jamais trop tard pour initier le changement… et que tu es le/la bienvenu.e dans la communauté de ceux qui veulent agir à leur échelle !