Ne serait-il pas grand temps de revoir notre système de consommation qui repose majoritairement sur un système linéaire : extraction, transformation, pollution, consommation, et enfin enfouissement ou incinération ? Car c’est bien là un domaine dans lequel nous pouvons tous agir, sans exception.

Si on vous disait qu’il est possible pour une famille occidentale de produire seulement 1 kg de déchet en un an, le croiriez-vous ?

« Et allez ! Encore des bobos écolos utopistes qui veulent
nous faire retourner à l’âge de pierre ! »

… et bien même pas ! On peut tout à fait s’inscrire dans une dynamique de zéro déchet sans pour autant aller s’isoler dans les bois avec une peau de bête autour du zizi.

Le défi a été remporté aux Etats-Unis par Béa Johnson et sa famille qui, suivant une démarche anti consommation et gaspillage, sont passés de 240L de poubelles par semaine, à 1 kg par an. Originaire de France, mariée à un Américain et mère de deux enfants, Béa Johnson remet son mode de consommation en question et décide d’agir en faveur du changement. Epuisée par le rythme de la surconsommation de l’« American Dream », Béa va peu à peu chercher à tout réduire. Ainsi, elle va vivre le zéro déchet comme “une philosophie fondée sur une série de pratiques visant à éviter autant que possible de générer des déchets” . 

Son livre « Zéro Déchet » relate aussi bien l’histoire d’un parcours familial vers une vie sans déchet, qu’un guide pratique nous proposant divers « trucs et astuces » pour transiter, à notre rythme, vers ce mode de consommation.  

Et les 5 devises du Zéro déchet qui t’aideront à te lancer sont…

  1. Refuse ce dont tu n’as pas besoin
  2. Réduis ce dont tu as besoin et que tu ne peux pas refuser
  3. Réutilise ce que tu consommes et que tu ne peux ni refuser, ni réduire
  4. Recycle ce que tu ne peux ni refuser, ni réduire, ni réutiliser
  5. composte le Reste !

Ces devises sont devenues des règles de référence dans la communauté citoyenne occidentale du zéro déchet. Tout bon “zéro déchet.eur.rice” qui se respecte, suivra donc ces devises à la lettre !

Ouais fin bon… tout doux bijou, je me lance tout juste alors on se détend !

L’objectif n’est effectivement pas d’être irréprochable du jour au lendemain, mais de se demander comment ne pas amener le déchet à soi, plutôt que comment s’en débarrasser proprement?

Car finalement… “le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas”

Enfin, tous les convertis s’accordent à dire que le zéro déchet est un voyage magnifique auquel, une fois commencé, il est difficile de mettre fin. Si les bienfaits pour Dame Nature sont évidents, des économies significatives sont aussi une agréable conséquence de ce mode de vie passionnant. En s’inscrivant dans cette démarche de zéro déchet, la famille Johnson a réduit de 40 % ses dépenses annuelles.

« On va p’t-être arrêter de jouer au loto et se mettre au zéro déchet alors… ! »

 

Source:

Johnson, B. (2013). Zéro déchet, L’histoire incroyable d’une famille qui a réussi à limiter ses déchets à moins de 1 kg par an. Québec: Les Éditions Transcontinental