A l’heure où beaucoup d’entre nous commencent à prendre conscience de l’état de notre planète, la production et les industriels sont montrés du doigt. Et il faut bien comprendre qu’il n’y a rien de pire pour une entreprise que de voir sa réputation entachée. Car qui dit mauvaise image, dit chute des ventes, dit faillite. C’est aussi simple que ça.

“ Ah ouais ! J’pensais pas que du haut de mon mètre 54, et avec mes trois francs six sous je pouvais faire couler une grosse boîte ! C’est trop pour moi… je sens que le pouvoir me monte à la tête !…”

Les marques ont donc tout intérêt à surfer sur la vague, en se montrant plus “green” auprès des consommateurs, exigence qui semble de plus en plus compter dans le processus d’achat. Les gens veulent désormais des produits écolos ? Et bien ils en auront. Et pour continuer de vendre, les entreprises donnent aux consommateurs ce qu’ils désirent… quitte à les duper. 

Si certaines sociétés font réellement des efforts pour proposer des produits plus respectueux de l’environnement, beaucoup utilisent le marketing et la communication uniquement à des fins de manipulation. Ces entreprises vont, de ce fait, préférer dépenser de l’argent dans leur campagne publicitaire pour se présenter comme « verte », « écolo» et « durable » plutôt que de réellement changer leurs pratiques… quitte à faire de la publicité mensongère. 

Un emballage vert sur lequel des propos flous et imprécis appartenant au vaste champ lexical du naturel, tels que « 100% naturel »« préserver la nature » ou encore « vert », illustré d’une jolie petite image présentant une vision idéalisée du produit, a pour seul objectif de détourner notre attention en flattant notre conscience afin de conclure l’acte d’achat. Ainsi, on donne au consommateur ce qu’il veut, l’impression de bien agir, alors qu’il n’en est rien.

C’est ce qui s’appelle le Greenwashing (ou également, éco-blanchiement). On peint la maison en vert, mais quand on passe la porte, elle reste tout aussi insalubre que lorsque les murs étaient gris. 

“ Ah mais ça veut dire que quand je vais manger un gros burger chez Ronald, il n’est pas plus naturel depuis que le R est passé du rouge au vert ??” 

Nous sommes toutes et tous vulnérables face au greenwashing. Certains industriels sont maîtres dans l’art de la manipulation lorsqu’il s’agit de faire du profit. Ainsi, avant de mettre un produit dans le cadis, il est important de faire appel à notre bon sens et de se poser les bonnes questions. Ne nous laissons pas aveugler par un packaging arborant des mots (« vert », « naturel ») qui allège si bien notre conscience.

“Vous êtes en train de me dire que le plastique de ma bouteille “Complex” “eau de source 100 % pure et naturelle” c’est du pipi de chat? Pfff… moi qui croyait sauver les montagnes en l’achetant

Et les bouteilles d’eau en plastique, ce fléau qui asphyxie la nature, ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres… 

  • Notre pâte à tarte se dit “durable” alors qu’elle contient de l’huile de palme ? Sachons que de l’huile de palme “durable”, ça n’existe pas. 
  • Des tomates bio d’Argentine vendues en plein hiver dans un beau petit emballage en carton vert ? bah pourquoi pas de la viande issue d’un animal qu’on n’aurait pas tué… 
  • Des cosmétiques sans aluminum, glycérine, Sodium Laureth Sulfate… Ces additifs n’ont-ils pas été remplacés par d’autres substances cancérigènes ? 
  • Des oeufs de poule élevés en batteries vendus dans une jolie petite boite à oeufs verte décorée par une photo de cocottes qui gambadent dans la nature ? Et le pigeon c’est qui ? 
  • De jolies petites abeilles qui butinent les fleurs sur une étiquette arborant le slogan “miel 100 % naturel” mais provenant pourtant “d’origines européennes et non européenne” ? 

Une liste d’exemples loin d’être exhaustive…

Ainsi, faisons autant que possible nos propres recherches sur les nouveaux produits et même les marques que nous avons l’habitude d’utiliser. Et surveillons du coin de l’œil les produits de la couleur verte! 

Enfin, il est toujours bon de se rappeler, que dans cette ère de surconsommation, il est urgent de revoir notre rythme de consommation… Ainsi, tout d’abord, il serait intéressant, avant de faire un achat, de se demander : « En ai-je vraiment besoin ? ».

“Bah oui ! Presqu’autant que mon Iphone 36 SX ! Alors c’est pour dire ! ”

Rappelons-nous qu’acheter c’est voter. Soyons des citoyen.nes critiques et conscient.es. Car un achat bien mesuré est une pépite supplémentaire pour Dame Nature !