Il était une fois, une désirée cigarette qui, après avoir procuré l’illusion d’un plaisir éphémère, se transforma en petit mégot malodorant. D’apparence inoffensive, beaucoup de fumeurs ignoraient alors que Fléau le petit mégot était en réalité composé de plastique. Il fut par conséquent inconsciemment jeté et commença ainsi son périple.

Les malheureux animaux qui croisèrent le chemin de Fléau étaient loin de s’imaginer que si une cigarette d’usage se consume, un mégot lui, ne se consomme. Mais par chance, Fléau fut cette fois-ci épargné et ne chatouilla pas de gosier. Une légère bise l’aida à poursuivre sa destinée via les égouts, puis les cours d’eau, pour enfin terminer son grand périple dans les abysses océaniques.

Malheureusement, même après traitement de l’eau, les 2500 substances nocives contenues dans le mégot restèrent présentes. Fléau pollua alors à lui tout seul 500 litres d’eau au cours de son voyage, devenant ainsi l’une des principales causes de mortalité des espèces marines…

« Euh… C’est à moitié glauque vot’ truc là…»

La vie d’un mégot de cigarette est effectivement tout sauf un conte de fées. Chaque seconde, ce sont 13 699 mégots qui sont abandonnés dans le monde. Ils représentent à eux-seuls 30 % des déchets océaniques individuels les plus communément rencontrés sur les littoraux. L’OMS estime alors que chaque année, 175 200 tonnes de ces déchets plastiques hautement toxiques sont jetés dans l’environnement. Une toxicité engendrée par des composants chimiques qui au contact de l’eau, mettent moins d’une heure à se répandre dans le milieu aquatique. `

Alors, avant de jeter allègrement son mégot sur le bitume ou dans les égouts (si nous n‘avons pas réussi à arrêter de fumer à l’aide du célèbre livre « En finir avec la cigarette » d’Allen Care), pensons au moins au tragique destin qui l’attend.  

 

Sources : Zero Waste France, weforum.org, et Surfrider Foundation Europe