La lessive. Une tâche ménagère que l’on rechigne à faire mais dont on ne peut tout simplement pas se passer. Malheureusement, cette action qui semble pourtant si anodine, a de lourdes conséquences sur notre planète… 

Une famille française réalise environ 220 lessives par an, ce qui représente une consommation équivalente à 26 litres de lessive liquide ou 40 kg de lessive en poudre. A nous seuls français, nous faisons plus de 20 millions de lessives par jour, soit 7,3 milliards par an. Et à l’échelle européenne, ce sont plus de 3 millions de tonnes de détergents lessiviels qui sont produits chaque année pour que nous puissions commencer la journée avec une douce odeur de muguet… chimique et toxique soit dit en passant. 

« Oui ok mais les industriels ont quand même fait beaucoup d’efforts au niveau de la composition, sans oublier qu’en France, on a quand même des stations d’épuration ! »

Effectivement, en 2007, la France a interdit l’utilisation des phosphates dans les lessives, responsables de l’eutrophisation des eaux. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils ont été remplacés par des additifs biodégradables. Depuis 2005, la réglementation impose une biodégradabilité finale minimale de 60 % au bout de 28 jours. Et les 40 % de substances toxiques restantes, allez BIM ! C’est cadeau pour Dame Nature. 

Les lessives classiques, élaborées à partir de résidus pétrochimiques, se composent d’une vingtaine de composants toxiques* aussi bien pour nous que pour l’environnement.  Malheureusement, la plupart de nos stations d’épuration ne sont pas en mesure de filtrer ces microparticules toxiques qui se retrouvent alors dans l’environnement et polluent massivement les sols et milieux aquatiques en empoisonnant la faune et la flore. 

« Et les lessives écologiques alors ?? »

Depuis quelques années, fleurissent comme dans beaucoup d’autres domaines, les lessives dites « écologiques », « green » ou « naturelles ». Si certaines présentent effectivement une biodégradabilité plus importante que d’autres lessives classiques, elles contiennent tout de même un tas de composants dont les poissons se passeraient bien… Quant aux autres, elles sont bien souvent le fruit du greenwashing.

« Ça y est… je suis donc condamné à sentir le fennec si je veux sauver les crevettes… »

Au-delà de réduire le nombre de lessives que nous faisons, en acceptant de porter un pantalon 3 fois plutôt qu’une (ce qui nous fera, au passage, économiser ⅔ d’eau et de détergent), une solution simple, écologique et économique consisterait alors à faire sa propre lessive !

Comme on dit, on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! A base d’eau, de bicarbonate de soude, de savon de Marseille et d’huiles essentielles, la lessive maison a de quoi séduire. Elle se concocte en un tour de main et s’inscrit parfaitement dans une consommation zéro déchet. Par ailleurs, elle nous permet de réaliser des économies significatives à la fin de l’année. En effet, si une famille française consomme environ 26L de lessive par an, à 12 euros le litre, elle dépensera à la fin de l’année 312 euros. Alors que faire sa propre lessive ne coûte que 0,31 centime par litre… soit 8,06 euros par an !

« Whaou !! Chérie ! J’ai gagné au loto !!! Allez hop ! Met tes bottines et ton beau châle, ce soir c’est bibi qui régale ! »

 

Alors n’attendons plus ! Et passons à la lessive maison… Vous saurez très vite l’adopter !

 

*Liste non exhaustive de composants toxiques que l’on peut retrouver dans les lessives industrielles :

  • Les Agents tensioactifs, comme le célèbre LAS (interdit en Suède), très toxiques pour la vie aquatique. 
  • Le perborate, utilisé comme Agents de blanchiment, nocif pour l’environnement.
  • Les Adoucissants et agents complexes comme l’EDTA, hautement toxique pour l’environnement, le NTA, cancérigène, ou encore et les polycarboxylates les phosphonates, responsables de l’eutrophisation des eaux. 
  • Les Solvants comme les paradichlorbenzène, phénol ou phénols halogènes. 
  • Les Conservateurs comme le formaldéhyde, substance reconnue cancérigène. 
  • Les dérivés du pétrole comme le benzène et le toluène, substances allergisantes
  • Enfin les Parfums, le plus souvent non biodégradables et fortement polluants.

 

 

Sources : 

DDStatistiques mondiales écologiques. (s. d.). Consulté 12 décembre 2019, à l’adresse https://www.planetoscope.com/

Accueil—Encyclo-ecolo.com—L’encyclopédie écologique. (s. d.). Consulté 12 décembre 2019, à l’adresse https://www.encyclo-ecolo.com/Accueil

Bio à la une | 1er Salon Bio sur Internet. (s. d.). Consulté 12 décembre 2019, à l’adresse Bio à la une website: https://www.bioalaune.com/fr

Test Achats, un demi-siècle de protection du consommateur. (s. d.). Consulté 12 décembre 2019, à l’adresse https://www.test-achats.be/